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EN COURS DE REDACTION ET DE MISE EN FORME

 

La naissance du Parc zoologique et botanique de Mulhouse n'est pas le fruit d'un heureux hasard ni suscitée par une ménagerie qu'aurait créée un bourgeois fortuné pour se distraire. Ce parc, à l'instar de la plupart des musées techniques et industriels qui font l'orgueil de la cité du Bollwerk, doit en effet son origine à une conjoncture socio-économique tout à fait particulière. En son temps, Charles Thierry-Mieg, l'un de ses plus ardents promoteurs, l'avait du reste baptisé le Parc du Peuple.

Dès sa création, le zoo de Mulhouse remplit donc l'un des quatre rôles dévolus par l'Union internationale de directeurs de zoo qui ont signé une charte un siècle plus tard. En effet la vocation sociale du jardin zoologique, notamment en Europe n'apparaît qu'au XIXe siècle.

Mais le besoin qu'ont les hommes de capturer des animaux dits sauvages remonte à la nuit des temps.

David n'avait-il pas été jeté dans la fosse aux lions ? On sait que de 1800à 1000 avant Jésus-Christ, les pharaons réunissaient déjà des antilopes, des gazelles et des autruches. La reine Hatasou aménagea à Thèbes le jardin d'Amon où évoluaient des girafes et des éléphants. Auparavant les prêtres de l'Egypteancienne élevaient avec déférence des animaux sacrés comme les crocodiles, les singes ou les mangoustes Les Assyriens de la Haute Antiquité créèrent aussi des parcs d'animaux et le roi Assournasirpal II (883- 859 avant J.-C.) invitait ses sujets à les visiter et à admirer ses fauves. Les Assyriens de la Haute Antiquité créèrent aussi des parcs d'animaux et le roi Assournasirpal II (883- 859 avant J.-C.) invitait ses sujets a les visiter et à admirer ses fauves. Il n'apparaît qu'au XIXe siècle. Mais le besoin qu'ont les hommes de capturer des animaux dits sauvages remonte à la nuit des temps. David n'avait-il pas été jeté dans lafosse aux lions ?

On sait que de 1800à 1000 avant Jésus-Christ, les pharaons réunissaient déjà des antilopes, des gazelles et des autruches. La reine Hatasou aménagea à Thèbes le jardin d'Amon où évoluaient des girafes et des éléphants. Auparavant les prêtres de l'Egypte ancienne élevaient avec déférence des animaux sacrés comme les crocodiles, les singes ou les mangoustes. Les Assyriens de la Haute Antiquité créèrent aussi des parcs d'animaux et le roi Assournasirpal II (883- 859 avant J.-C.) invitait ses sujets à les visiter et à admirer ses fauves. On sait aussi qu'au début de notre ère, l'empereur de Chine, Wen Wang, un parc de 400 ha entre Pékin Yankin.

Les Romains ne firent pas non plus dans la dentelle dans ce domaine et prirent des initiatives dignes d’une grande civilisation. Ils capturèrent et ramenèrent d'Afrique des milliers d'animaux. C'est connu, un grand nombre fut allègrement massacré dans de sanglants jeux de cirque.

En revanche, ils installèrent aussi d'immenses parcs. Certains pouvaient receler jusqu'à 3 500 animaux tigres d'Inde, lions, hippopotames d'Egypte, ours du Caucase, éléphants, aigles, crocodiles, etc.

L'apanage d'une civilisation avancée.

L'histoire nous apprend que les parcs zoologiques sont l'apanage d'une civilisation avancée même si de nombreux peuples considéraient les animaux comme des objets de culte. A preuve les invasions leur sont fatidiques et ils subissent le même sort que les acquis architecturaux. Ce phénomène est observé aussi bien chez les Romains que chez les Aztèques.

Il faut donc attendre la Renaissance pour que cet intérêt intellectuel pour les parcs zoologiques et ce goût de l'étude de la zoologie qui avaient caractérisé la civilisation romaine ressurgissent.

Certes les animaux ne sont pas absents des cours des rois et des seigneurs.

Les volières, par exemple, ne sont pas rares. Les chroniqueurs rapportent encore que l'on pouvait trouver des fosses aux ours dans les châteaux où même des cages à lion installées dans les donjons. Les ducs de Bourgogne, entre autres, entretenaient de remarquables collections d'animaux. A l'orée des temps modernes, la mode des ménageries se répandit, en Europe, de cour en cour, de ville en ville, bien que la noblesse eût une préférence pour la fauconnerie. Les ménageries existaient au XVIIIe siècle et devinrent courantes dans tous les pays. Elles entraient dans l'apparat des cours, s'érigeaient en signe de magnificence et en tout cas témoignaient de la richesse de leurs propriétaires. Ainsi, Mazarin ordonna la construction de la ménagerie de Vincennes et Louis XIV celle de Versailles. Le Roi Soleil est considéré comme l'inventeur, en France, des parcs zoologiques. C'est lui qui prit en effet l'initiative de présenter les animaux sur un espace agrémenté d'arbres, de plantes et de fleurs. Cette conception « moderne » de la ménagerie fit école. Le prince de Condé qui entendait rester cc dans le vent », en créa une à Chantilly imité par le Dauphin et le duc de Maine qui en firent de même à Meudon et à Sceaux. Ces jardins qui faisaient l'orgueil de leurs nobles propriétaires furent bien sûr présentés aux visiteurs de marque. Mais le peuple avait parfois aussi le droit d'admirer ces réalisations merveilleuses comme c'était le cas à Chantilly. On rapporte que La Fontaine fut notamment convié à observer les animaux du roi en compagnie de Racine, de Boileau et de Molière.

Les autres cours européennes furent également séduites par ces initiatives françaises de bon aloi. Les princes allemands jugèrent qu'ils ne pouvaient pas demeurer à la traîne et installèrent des ménageries dans leurs prés et jardins. Citons ainsi, entre autres, la grande ménagerie de l'électeur palatin en son château de Schwetzingen, la ménagerie du margrave de Bade à Karlsruhe. Et puis encore la ménagerie du Belvédère générée par le prince de Savoie, la ménagerie de Schônbrunn en Autriche d'une conception remarquable. Des ménageries virent enfin également le jour en Angleterre, Espagne et Hollande.

Un précurseur

Dans ce domaine, Louis XIV apparaît décidément comme un précurseur. Car il n'entendait pas seulement nourrir le plaisir des yeux mais aussi se donner des satisfactions plus intellectuelles. Et au-delà de l'apparat et du prestige, il conféra d'autres vocations à sa ménagerie il l'ouvrit aux savants leur permettant, pour la première fois en France, de procéder à des études d'anatomie comparée. Surgit déjà l'une des quatre grandes vocations des jardins zoologiques dignes de ce nom, la vocation scientifique.

Cette conception nouvelle de la ménagerie ne disparut pas sous la Révolution. Au contraire mais, il est vrai, par la force des choses plutôt que sous l'égide d'une politique ciblée. Bien sûr, après la prise de la Bastille, les sans-culottes et les pères de la république ne jugèrent guère

3fiches  compris

Source : Parc Zoologique et Botanique de Mulhouse Alsatia par les journalistes Pierre Louis Céréja et Bernard Fischbach et l’ancien directeur vétérinaire du parc zoologique et botanique, documents confiés par Jean Paul Lauter Président des Amis du Zoo.